dimanche 27 octobre 2024

Japon 2024 - Jour 12 - Musées le long de la Sumida et SkyTree

Journée grise et pluvieuse aujourd'hui.
Ça n'empêche pas de se balader. 
Là le long du parking à bateaux mouche qui sortent dans la baie de Tokyo le soir.
Non, c'est pas glamour.


Une fois la rivière traversée, petit jardin (avec vue sur la SkyTree) qui nous mène au musée du sabre.



L'expo du moment : gravures et décorations.
Pour résumer : best of de gravures sur lames, ciselage fin.
Je ne vais pas vous faire le détail de la cinquantaines de lames présentées, mais je vous montre quand même une de celles avec laquelle je serais bien parti en courant.




À 300m de là, musée Hokusai.
Comme on a quand même le droit de faire des photos de l'immeuble, acte.
Pour l'intérieur, par contre... c'est globalement photo forbidden, sauf pour quelques dessins de l'expo permanente.

Un des-dits dessins.
Il était pas mauvais quand même, Hokusai.



Fin de journée à la Sky Tree.
De loin (et de près) c'est toujours aussi joli.



Manque de bol, il pleuviote. Et la couverture nuageuse n'aide pas à profiter du paysage.
Tanpis.


samedi 26 octobre 2024

Japon 2024 - Jour 11 - Retour à Tokyo, et matsuri... originaux

(Précision, toutes les photos du jour sont directement issues de mon téléphone, mais elles ont le mérite d'exister).

Retour de Osaka vers Tokyo, dit sièges D/E dans le Shinkansen pour être côté gauche, et donc espérer avoir vue sur le Fuji.
Fuji qui fut vu.
(A travers des fenêtres teintées, et une atmosphère étrange, mais vu quand même).


Une fois les sacs posés, direction le Thunder Dolphin que des circonstances indépendantes m'ont empêché de le faire depuis 5ans.

Cette petite chevauchée sympathique faite, direction Ikebukuro.
Cette année, la mairie/préfecture a décidé qu'il n'y aurait pas de parade d'Halloween à Shibuya et Shinjuku, les gens se sont donc rabattus vers Ikebukuro, nouveau coeur geek de Tokyo.
En fait de parade d'halloween, c'était plutôt un rassemblement de beaucoup de cosplayers et d'autant de photographes sur-équipés.


On a du coup pu croiser ChansawMan.


Et des poubelles. (On a toujours pas la référence).


Du Frieren, bien sur.

Et ça nous a permis de découvrir que les escaliers menant au Sunshine City étaient décorés avec des maisons miniatures façon vieux continent rural 18eme siècle.
C'est factuellement moche.


Toujours autant de monde quand nous sommes partis de là pour aller à Shibuya, au 'Tokyo Night Market'.


Bon, avant le marché de nuit, un petit rassemblement de Jackies du cru, tout en subtilité et modération quant au tunning de leurs montures.

En fait de marché de nuit (bon, d'accord, il commence par 4 stands un peu babacool qui vendent de l'encens et des produits en laine), c'est surtout un rassemblement de food-trucks (du hotdog au kebab en passant par des burgers, des long-potatoes et autres archétypes de régime diététique évolué), avec de loin en loin des artistes de rue qui animent l'espace.

Lui jongle avec des cônes de chantier, un autre fait des démonstrations de yoyo acrobatique ...


Et toujours un peu de monde, sinon ça serait pas un événement public au Japon.


Demain... on verra.





vendredi 25 octobre 2024

Japon 2024 - Jour 10 - Namba Yasaka Jinja / Shinsekai

Aujourd'hui, grosse journée piétinage mais petite journée photos (du moins en ce qui concerne les photos touristiques).

Vélo, ombrelle, on sent l'habitude et une certaine classe, modulo les baskets.


Petit détour par le Namba Yasaka Jinja.
Incongru, inattendu, surréaliste, marrant... Qualifiez-le comme vous voulez, mais aussi débile que je le trouve, j'adore ce temple.


Ensuite, le Shinsekai. Reliquat d'une expo universelle à Osaka au début du siècle dernier, ce quartier est quasi dans son jus (du moins jus de l'après guerre, quelques reconstructions ayant été nécessaires).
Certaines façades sont très colorées. C'est kitsch mais j'aime bien.


Et la tour du Shinsekai domine toujours l'endroit.
(Retour en 2017, 2018 et 2023 pour les révisions ^^)


Les distributeurs de boissons peuvent aussi être très colorés.


Pour le midi, kushikatsu. Trucs panés frits et vous pouvez remplacer truc par ce que vous voulez : lotus, saucisse, aubergine, poulpe, oeufs de cailles ou fraises.
Le resto est lui aussi resté dans son jus, mais invite les clients rassasiés à laisser un petit mot. Burp est un petit mot, mais on a fait plus poétique, promis.


Retour vers la civilisation (DenDen-Town, le quartier des jeux video, des anime et des figurines) par une des vieilles galeries piétonnes du coin. Tout sent (bon) les années 50.


On change d'époque pour la petite visite du Pokemon Center du coin. Celui de Shibuya à Tokyo nous invite à entrer avec un Mew Two, celui-ci nous gratifie des trois oiseaux légendaires. 


Et sinon, ça vous dit un petit burger pour la route ? 


En tout cas, nous c'est l'heure de manger, de reposer les petits petons, et de préparer les sacs pour le retour à Tokyo demain !


jeudi 24 octobre 2024

Japon 2024 - Jour 09 - Nara (et arrivée à Osaka)

Au menu, du daim.
C'est bon le daim. 

Et là y en a plein (1200 pour les 600ha du parc).
Considérés sacrés jusqu'à la seconde guerre mondiale, puis 'simplement' trésors nationaux', ils sont protégés en tant que tels.

Les visiteurs peuvent acheter des « galettes pour cerfs » ((鹿煎餅?) shika-senbei), que les bestioles savent venir demander poliment (enfin...) en saluant de la tête. (Ils peuvent être un peu pressants, aussi).


Mais le parc de Nara, c'est aussi des temples. Assez gros. Plein.
Certains amoncellements de ema (les tablettes votives) montrent l'affluence de visiteurs.



Les temples au Japon sont majoritairement en bois.
Ça permet de profiter de charpentes assez complexes (qui mériteraient parfois un petit coup de peinture, il faut bien le reconnaître). 
(Mais l'appel aux dons du moment étant pour la réfection de la toiture, la peinture attendra).


Dans le Todai-Ji, voici le Daibutsu-Den, la plus grande construction en bois au monde encore à ce jour.

Daibutsu-Den voulant dire 'Salle du Grand Bouddha", voilà la bête :
Oui, c'est du bronze.

Parce qu'ils étaient joueurs à l'époque (le machin a été construit en 752), et qu'il fallait bien des moyens relativement simples pour accéder à la charpente, ils ont installé un escalier. De mon point de vue c'est un moyen très simple de se rompre le cou, mais je laisse les architecte japonais du 8eme siècle face à leur conscience.

Autre attraction de cette salle : le trou dans le pilier. Trop de file d'attente pour qu'on tente le coup, mais vous voyez l'idée.

Un peu plus loin, autre temple, autre ambiance. Voici le sanctuaire Kasuga-Taisha.
Parce que les détails architecturaux c'est toujours bien, voici les fondations traditionnelles des piliers : ils sont posés sur des gros rochers, disposés à intervalles réguliers.

Dans le parc, des lanternes. Plein aussi.
Pour la petite histoire (sans doute déjà racontée à plusieurs reprises en ces pages), les lanternes sont bien souvent des dons faits par des notables de l'époque (en général des seigneurs de guerre, daimyos, et autres généraux sanguinaires) pour expier une atrocité : bataille sanglante, massacre d'un village, et autre joyeusetés qui étaient leur quotidien à l'époque.
Le nombre de lanternes dans le jardin d'un temple donne une bonne idée des carnages que la région a subi pendant l'époque des royaumes combattants.


Mais les temples et sanctuaires, c'est aussi des arbres (parfois rochers) sacrés, pré-existant bien souvent le temple, et protégés parce qu'un jour quelqu'un (sage ou illuminé, je vous laisse juges) a décrété qu'il abritait un esprit/divinité/kami/autre-truc-du-genre.
Si ça permet à des arbres comme lui de survivre 1300ans sans devenir des allumettes ou des bûches pour le feu, ça me va bien.

Petit tour par la salle des lanternes, où on peut voir le travail fait sur les dites lanternes s'exprimer. Elles sont toutes différentes et, sorte de pré Teamlab, des miroirs donnent l'illusion d'un lieu infini...


Sur le chemin du retour, on croise des lanternes qui sont la depuis assez longtemps pour faire partie de la nature du lieu, avec leur chapeau de mousse. Attention, certaines ne sont pas passées chez le coiffeur !


Mais on ne va pas leur faire la réflexion, des fois qu'on se ferait reprendre par le protecteur des lieux.



Dernier bout de nature avant le retour à la ville, avec son jeu de textures...


Pfffiou ! On dit au revoir à tout ce petit monde, et direction Osaka !


mercredi 23 octobre 2024

Japon 2024 - Jour 08 - Kyoto, chemin des Philosophes

Aujourd'hui, du classique de chez classique à Kyoto, mais ça fait toujours plaisir !

On commence par le Ginkakuji, et c'est fou, en 20 ans ils n'ont toujours pas fait les finitions pour qu'il soit argenté !

Trèves de plaisanteries, la pépinière de cailloux pousse lentement auprès des arbres.


Un tout petit rayon de soleil redonne au temple des airs magiques et des couleurs aux arbres.


On peut shooter des cartes postales et faire croire que le lieu n'est pas littéralement envahi de touristes.


On est même tombés sur la seule branche ponctuelle du pays ! Erables rouge(oyant)s, check !


On prend de la hauteur pour deviner Kyoto en fond, apercevoir de plus loin les lignes bien ratissées des cailloux, et profiter du paysage.


Une fois redescendus, c'est parti pour le chemin des Philosophes, sur lequel nous avons philosophé avant d'abandonner une partie de nos biens matériels pour la bonne cause et la paix dans le monde.


D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à philosopher.


Petit arrêt mousse (mais pas bière !), Ashitaka on pense à toi...


...avant de nous interroger sur la possibilité pour une voiture d'emprunter les escaliers ? 


Instant culturel du jour : Shimenawa et Shide, et ça donne une jolie photo.


Et enfin, le classique des classiques, le sacré coeur Kyomizudera qu'on vous avait promis en début de séjour.


Vue sur la ville à nouveau, avec les nuages qui ne savent plus trop quoi faire.


Des emas dragon !


Et toujours les pilotis. 


Enfin, on a pu tourner un remake ! Toritachi !


Le soleil se couche sur notre descente du temple, et nos pieds fatigués.