samedi 25 février 2017

Japon 2017 - Jour 07

Bus, train, pas mal de marche, et un repas du soir improbable.
Mais c'est pas tout !

Faisons dans l'ordre.

Je vous passe la route sinueuse, en bus, pour descendre des Onsens vers la première gare disponible.
Tout aussi rustique, le train qui nous ramène à la civilisation, c'est l'équivalent local de feu nos Michelines, mais en jaune.
Voilà la bête.

Les rames doivent avoir au moins 50ans.
Profitez de l'intérieur.

L'intérêt de sa balader dans la campagne japonaise, c'est qu'on peut croiser des trucs originaux voire saugrenus. Comme cette gare en forme de canard, par exemple.

Arrivée à Fukuoka, et reprise des balades urbaines.
Ne perdons pas la main en se faisant un petit temple, et la calligraphie correspondante.
Un cerisier en fleur devant une pagode, hop, c'est cadeau.

En passant devant un immeuble à l'architecture étonnante, on rentre, et l'intérieur est à l'avenant.
Ce lieu abrite, entre autre, une salle de concert symphonique.

Autre temple, au cas où on en manquerait.

Et rencontre fortuite avec un bus décoré d'oeufs au plat. Si.

Au détour d'une rue, on tombe sur ce qui visiblement est un parking à chats.

Le long des quais (Fukuoka est traversée par pas mal de petites rivières), les bâtiments de toutes époques se juxtaposent.

Et dans les galeries commerçantes du coin, certains pâtisseries donnent moins envie que d'autres, malgré leur nom plutôt vendeur.

Retour en centre ville pour le soir.
Les berges, de nuit, c'est pas mal aussi.

Et nous voilà en recherche des "Yatai". Curiosité locale, il s'agit de mini échoppes volantes (elles s'installent en fin d'après-midi et ferment dans la nuit) où l'on peut manger.
En gros, c'est une charrette de 2mètres de long qui se déplie pour offrir une cuisine fonctionnelle, et un comptoir pouvant accueillir 6 à 10 personnes assises.
Et il y en a plein, le long de la rivière et sur certaines rues du coin.



Voilà celle que nous avons choisie, le menu en anglais ayant été un argument efficace.

Et les ramen que j'ai commandés.

Bon appétit !

vendredi 24 février 2017

Japon 2017 - Jour 06

Journée à thème aquatique.
Enfin, plutôt du côté infusion.

Tout d'abord, une heure de bus qui, chose incroyable, avait une demi-heure de retard.
Il nous a tranquillement monté dans la montagne, à Kurokawa Onsen. En gros c'est une petit village installé sur une rivière. Une bonne trentaine d'hôtels se partagent les accès à la rivière et aux sources d'eaux chaudes du coin. Chacun propose donc différents onsen, bains chauds et rotenburo que nous allons nous faire un plaisir d'explorer.

Il y a même une poste.
Que voici.
Empreinte au sol, disons deux mètres carrés. Trois en comptant l'arbre et la boîte aux lettres.

Un petit temple (ça n'existe pas un village japonais sans au moins un petit temple) s'occupe de protéger le quartier. Et les visiteurs y accrochent leurs plaquettes en bois.
Ici, point de plaquettes votives à acheter (il n'y a pas de comptoir dédié, de toute manière), mais les plaques qu'il faut acheter à l'office de tourisme local pour profiter des bains.
Les différents hôtels ont mis en place un système assez sympa :
On achète une plaquette qui donne accès à 3 (ou 6) bains. Et on choisit auxquels on va, selon le dépliant exhaustif fourni avec. Chaque hôtel tamponne pour marquer le passage du visiteur, et tout le monde est content.
Une fois les coupons utilisés certains accrochent leur plaquette au temple local.
Nous on les garde, ça fera des sous-bocks très corrects.

Comme il n'y a pas, ou peu, de place pour accrocher les omikuji (cf article d'un voyage précédent ^^), tout est bon. Ici un bout de l'écorce de l'arbre.

L'est sympa le coin, non ? Tous les hôtels ont ce genre de vue et d'accès à la rivière.

Un peu plus loin, et plus bas, dans la ville, des guirlandes sont installées en travers de l'eau. Ça devrait être éclairé ce soir.

En attendant le premier bain, passage chez le débroussailleur. Enfin, le barbier.
Comme je me faisais papouiller pendant trente minutes, pas de photo. Mais y avait un chat. :)

Premier bain.
Dans l'entrée de l'hôtel, une source annonce la couleur, ou plutôt la température.

Et c'est même pas une blague, ils font cuire des oeufs sous l'eau courante.
Onsen-tamago ça s'appelle ; nouvelle illustration du pragmatisme et du sens de l'a-propos japonais.
(si je vous ai jamais expliqué pourquoi un oyakodon s'appelle comme ça, faut qu'on cause, c'est a peu près aussi futé).

Et donc, le soir, c'est éclairé.

Désolé, pas de photos dans les bains, mais promis on en a profité pour vous, même si je dois avoir que les deux derniers étaient un peu trop chaud pour moi.
Demain retour à Fukuoka pour y passer le week-end.

jeudi 23 février 2017

Japon 2017 - Jour 05

Pas mal de choses aujourd'hui !
3 villes, rien que ça.

Bon, ok. La première a déjà été visitées en vitesse hier soir, de nuit, la deuxième c'est juste une heure entre deux trains, et la troisième ... c'est aussi de nuit :)

Mais commençons par le début.
Lever à Kurashiki et balade dans la vieille ville de bon matin, avant de filer à la gare pour midi.
Avant 9h (voire plutôt 10h), pas grand chose d'ouvert. La ville se réveille, c'est calme.
Et gris aussi. Le ciel bas n'aide pas.



Mais quelques magasins sont matinaux et ouvrent déjà.

Petite parenthèse, au Japon, on sèche les gants en plastique.

Et on vend (enfin, on essaye) des tongs en paille teintée, du meilleur goût.

Notez au passage la confiance toute relative que je mets dans cet échafaudage.

Quant aux pots de fleur dédiés aux cactus...

En parlant de cactus, un peu plus loin, un autochtone les a couverts pour éviter qu'ils ne se gorgent d'eau.
Couvrir un cactus, ok, pourquoi pas.
Ça présente malheureusement de menus désagréments.

Japon oblige, un gros caillou recouvert de mousse, à deux pas d'en temple, ne pouvait pas rester sans sa petite bénédiction et sa corde de protection (shimenawa dans le texte).

En ce qui concerne les pâtisseries, le Japon a un petit côté "y en a un peu plus, je vous le mets quand-même" qui peut parfois faire peur. Ici une tartelette aux noix. Toutes, les noix.

Ensuite, au détour d'une boutique de souvenirs/ustensiles/trucs décorrés massivement avec des chats, à l'étage, une jungle à Bengals. Pour 600Yens (5€), on a pu passer plus d'une demi heure à les papouiller, caresser, faire tourner en bourrique avec les jouets mis à disposition.
C'est fun.

Et ça fait des photos sympas, même si floues.


Retour à notre point de départ qui nous gardait gentiment les bagages.
Ce qui nous permet, nouveau chemin oblige, de croiser des jardiniers qui élaguent chirurgicalement les arbres aux sécateurs. Si.

Plus de deux heures de Shinkansen plus tard, arrivée à Fukuoka.
On a un moment de débattement avant le train suivant, ce qui permet d'explorer les environs.
Objectif : une allée marchande couverte située à dix minutes à pied de là.
On se fait malencontreusement intercepter sur le chemin par un petit temple coincé entre deux pâtés de maison.
Temple abritant 2 cerisiers en fleur.

Et une statue de grues.

Et une stèle ne forme de peigne.

Après un copieux tour du temple, direction les arcades mitoyennes.

Ainsi que des ruelles pittoresques et un peu hors du temps, vu qu'à dix mètres de là, des immeubles de plus de 10étages longent la rue principale.

Rue principale qui est magnifiquement en travaux, pour ne pas laisser perdre la tradition du "C'était comment le Japon ?" - "En travaux.".
Notez qu'à la place de nos grilles et tôles anonymes, ou de nos barrières blanches et vertes françaises parisiennes, ici ce sont des canards qui délimitent le chantier.

Une heure de tchou-tchou local plus tard, nous arrivons à Hita. Ville étape qui va nous permettre de rejoindre des onsen de luxe demain.

Petit tour de ville de nuit, ce qui donne lieu à des photos aux réglages un peu extrêmes.

Sans doute pas beaucoup de photos demain, du coup, pour cause de Onsen. Le reflex dans de l'eau de source volcanique à plus de 40°, j'évite.

mercredi 22 février 2017

Japon 2017 - Jour 04

Départ en Shinkansen, au pied de l'harmonica géant.
Objectif : Himeji, un des derniers châteaux japonais encore a peu près d'époque (comprendre, pas refait en béton de multiples fois depuis sa destruction par au choix un tremblement de terre/ une guerre/ un incendie/un bombardement).


Avant d'arriver au château, passage par des arcades commerçantes, qui nous montrent que le Japon c'est la haute technologie, des jeux video, des robots de plus en plus perfectionnés, mais aussi des moulins à café manuels, d'époque.


Et voilà le château.
Belle bête. Après plus de 5ans de travaux, c'est encore heureux.


Le ticket d'entrée a déjà une classe folle, soit dit en passant.


Une petite dernière vue d'ensemble avant d'attaquer la visite.


Des couloirs, des salles en bois, des parquets magnifiques (simples et à des années lumières des parquets européens, mais sobres et dans leur jus).
Il y a deux ou trois salles que j'aurais transformées avec plaisir en Dojo.


A l'extérieur, des jardiniers épilent les mauvaises herbes. Enfin, c'est l'idée ou peu s'en faut.


Allez, on repart après un dernier regard vers la bête.


On reprend le train pour rejoindre Kurashiki.
Les photos viendront demain, vu qu'il pleuvait et faisait nuit quand nous sommes arrivés.